Du Celte dans le Doubs

Pierrefontaine-les-Varans. Dans le 25. Façade est de la France. C’est là qu’on tombe sur un festival qui force le respect. Bonne humeur et très pro : le coup est parfait. Nous sommes de la soirée du 25 octobre des Celtivales avec trois concerts au menu : Fergessen, un groupe à découvrir pour ceux qui ne le connaissent pas. La Rue Ketanou, qu’on ne présente plus et qu’on trouve et retrouve avec le plaisir du collectif qui enveloppe. Et Celkilt, qu’on découvre, du bon rock celtique déjanté, qui cogne et sautille à la fois, idéal en fin de soirée. Bravo la prog !

Dans un gymnaste transformé en immense salle de spectacle puis en étuve, plus de 1 500 personnes sont venues. L’histoire est jolie, on la connaît, et pourtant, à chaque fois, elle a sa couleur. Un jour, des potes ont organisé un concert dans une grange du coin. Et puis… et puis… 23 ans plus tard, deux semaines d’agapes, pas seulement musicales d’ailleurs, 100 bénévoles…
Celte ? Ben oui. C’est connivent, joyeux et surtout, naguère, très naguère, des Celtes vivaient dans ce coin de Lutèce, niché à quelques encablures du Saut du Doubs, cette gueule d’eau géante et déferlante, en plein pays Horloger. Non, loin, gouffres, grottes; le Cirque de la consolation, chargé de mémoire lui aussi, sans oublier la ventraille : le Jura, sa saucisse de Morteau, ses fruitières à Comté, ses vins et bières locales.
Dans les champs, les vaches rythment le silence avec leurs cloches.
De l’épais, du ventru, du fraternel. A foison. Sur scène, la fondue a pris délicatement. D’abord, les Fergessen. Un trio à deux. Un duo à trois, plutôt.
Derrière les deux membre du groupe, un batteur dont l’une des particularités, en plus de taper sans cesse, et d’afficher un sourire banane qui dit tout le bonheur d’être sur scène. David au chant et à la guitare, Michaela au chant, aux claviers, à l’harmonica et à l’ambiançage : ça roule vite et fort, sans temps mort, comme un été qui dure. Une à une se déposent leurs chansons french pop, dans le genre on vous embarque et l’on vous dépose pour les suivants.
Les suivants, c’est La Rue Ketanou. Un été prolongé, fait soleil dans leur musique, leurs échanges, le lien qu’ils créent avec le public. Qui est plus qu’un public. C’est un partenaire. Un membre du groupe. De morceaux en morceaux; avec leurs sons acoustiques et leurs voix qui se complètent si bien, ils enveloppent la salle d’une générosité qui n’empêche ni la lucidité, ni la poésie. C’est beau, c’est chaud, et ça allume le dernières mèches.
Du coup, quand les Celkilt déboulent, ça bouillonne et ils accélèrent dans un déluge de cornemuse, flûtes et violons. Ils se marrent. Le public en demande et en redemande. Les kilts sont évidemment de la partie. La buvette est radieuse.
Nous aussi.Vivement 2020 !

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