Les fleurs de la maison morte

Je suis allé dans la maison morte et à ma grande surprise, elle qui n’a pas été visitée depuis le début du confinement, elle qui vidée de ses âmes depuis décembre et de ses meubles depuis févier, j’ai surtout rapporté… des fleurs. De celles qui poussent en l’absence de leurs occupants. Comme un sourire, un hommage, quelque chose de ce goût-là.

Dedans, ça et là, des guêpes qui ont visiblement choisi le suicide contre des vitres pour en finir, et la vague impression que depuis, les souris dansent probablement la samba hors de toutes tapettes dans le grenier.

Pendant que dehors, ça foisonne. L’herbe est comme une marée verte qui a pris ses aises. Des fleurs de saison disent la proximité du mois de mai, la beauté des souvenirs à venir, ancrés dans cette terre rendue généreuse par la pluie de ces derniers jours. Avec, indomptables complices, la tristesse, le chagrin, la mémoire des combats d’hier et l’horizon des dates anniversaires. Mais chaque chose en son temps, n’est-ce pas ? Ca sentait bon le lilas et le muguet dans la maison comme éclairée de dehors par ces bougies végétales.

Fendre l’âme / Lune rousse

Non. C’est faux. C’est faux de dire cela. Encore plus faux de le penser. On n’est jamais prêt. Jamais. A la rigueur, on a avancé. On a envisagé.
Ce n’est pas du chagrin, non. C’est faux de dire cela. Encore plus faux de le penser. C’est de la colère. Qui assomme le cœur. Qui te coupe en mille morceaux.
Ça t’écorche la gueule. Ça rictus. C’est juste dégueulasse.
C’est aujourd’hui. Ce matin. 07.04.2020.
C’est pas corona. C’est pas virus. C’est crabe.
C’était aujourd’hui. Car aujourd’hui a soudain basculé, quand la nouvelle est arrivée.
Elle était attendue, bien sûr. Envisagée. Mais le poieds de la masse, non, ça non, ce n’était pas attendu. Pas envisagé.
On se retrouve contre le mur, un mur de larmes sèches et de neurones qui s’entortillent. Mal à la tête, putain. Mal à la tête.

Alors je suis allé me promener. J’ai obtempéré. J’ai baissé la tête. J’ai blessé la tête.
Il y avait eu dans la journée comme une prémonition. On dit ça après, toujours. Il y avait une sensation. Etrange. Malaisante. Quelque chose qui lézarde, qui fissure, sans savoir quoi.
Puis la nouvelle est tombée. Je me suis tu. J’ai fermé ma gueule. Et j’ai suivi mes pas qui me menaient le long de la rivière. J’ai longé la crue. J’ai fait des photos. Tête baissée. A traquer le détritus. A essayer en vain de débusquer les obus.
Poser les yeux en bas, planète terre, avant de les lever haut le soir venu, lune rousse.
C’est cela, en fait : terre basse et lune rousse.
J’ai photographié pendant que le soleil se couchait, s’en allait, là-bas, derrière la rivière, derrière les arbres, derrière les jardins, dans le silence d’un mardi de confinement, dans la tristitude solitaire d’un 07.04.2020 qui convoque la mort, à nouveau.
Je suis rentré à la maison. J’ai mis de la musique fort.
Des guitares qui grincent ; des riffs qui tanguent.
Des tambours.
Des voix qui chantent, qui gueulent aussi, qui hurlent pourquoi pas.
C’est toujours au détour d’un chemin que la mort surgit.

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Interstices

Ces instants-là, je me souviens.
Je m’en souviens d’autant mieux qu’ils ont ressemblé à ceux qui ont suivi quelques mois plus tard, et à d’autres qui avaient précédé, des années avant.
Ils furent aussi heureux.
Pas joyeux, non : heureux.
Pourtant, je parle d’un homme, d’une femme, de miennes connaissances qui s’en sont allées. Plus ou moins paisiblement. Seules ou pas. Des personnes qui ont quitté ce monde. Qui n’y habitent plus. Et je me niche, écrivant cela, dans un interstice. Une faille spatio-temporelle. Un temps qui échappe au temps. Un lieu qui échappe à toute notion de lieu. Peu importe alors que ce soit ici, ou que ce soit là.
C’est pareil. Le temps, la distance ne sont plus.
La personne s’apprête, et le terme dit l’élégance, à changer de rive. Mmême si douleurs. Même si rictus.
J’écris cela faute de mieux.
Le souffle est court. De plus en court. Le mot est rare. De plus en plus rare.
L’expression qui colle avec cet interstice, c’est : l’heure est venue.
On ne sait rien de cette heure-là. Evidemment. On la repoussée toute notre vie, finalement. Alors on sent seulement qu’elle et là, qu’elle est venue en effet, pour celui-ci, pour celle-là, et cela peut encore durer des jours.
Cette heure venue est là, maintenant elle attend, elle attend son heure on dirait, elle laisse le temps des adieux, car celui qui s’en va sait, je pense, que les siens vont rester de ce côté-ci de la rive.
La mort qui arrive cultive cet étrange : on ne sait si c’est elle qui apprivoise l’alentour ou si c’est la personne qui apprivoise cette nouvelle venue dans le paysage. Débridée soudain. Ou alors c’est la vie qui s’en va. Elle a assez donné. Assez pris. Assez lutté.
Oui, c’est peut-être plutôt ça en fait. Une bougie qui s’éteint. A petit feu. Qui a vécu. Qui a donné sa lueur. Autant que possible. Le plus loin possible. Car plus ça va et plus je le crois : celle, celui qui s’en va a fini par comprendre, par admettre, par décider.
Cet instant-là lui appartient totalement.
Ce qui suit, c’est l’interstice.
Ces moments particuliers, uniques en leur genre, ficelés hors du temps, ou plutôt, inscrits avec la force de l’évidence dans un écrin de la pureté absolue : la réalité, ici et maintenant. Nulle autre. Dans une temporalité que même un confinement n’y peut rien toucher. L’âme s’en va pendant que le corps se fane. Le corps s’en va pendant que l’âme veille encore, tant qu’elle peut, jusqu’à n’en plus pouvoir.
Les yeux se ferment doucement et la respiration s’enfuit, encore calme.
Je sais, ce n’est pas « joyeux » ce que j’écris là, et pourtant, comme j’aimerais que le triste ne l’emporte pas… Que la hâte ne soit pas de ce temps-là…
Des milliers de personnes s’en vont ces jours-ci. Je pense à elles. Je pense à eux. Je pense à nous. Dont l’heure n’est pas encore venue. Je m’en réjouis. Comme je me réjouis d’avoir connu celles et ceux que la vie a mis sur mon chemin, même ceux qui n’y sont plus, celles qui sont parties.
Je regarde des photos. Je souris. En souvenir des jours heureux. En conscience de ces interstices qui jonchent nos pas. Qui font aussi ce que nous sommes et ce qu’ils furent.

Ronge tes barreaux avec les dents (le soleil est là qui t'attend)

Ce modèle de société, cette nouvelle organisation de la société que nous devrons donc aller chercher avec les dents, il a un nom : Philia.
C’est celui que je lui ai donné.
Il mêle des éléments de diverses obédiences. Surtout, il met le prendre soin au coeur de tout, le bien commun au coeur de tout. Un prendre soin pluriel : la nature, l’Humain, l’autre.
Il est un renversement.
Probablement une version moderne ce dans quoi notre France est engluée et ne sait pas s’extirper : tout notre état providence est né d’une crise, de guerres, et d’un désir en 1945 de trouver une réponse Française. C’est le fameux « Les jours heureux » créé par le conseil national de la résistance. La Philia est son enfant. Son avenir. Un projet de société qui vient heurter de plein fouet tous les ni ni et les en même temps qui nous font croire que le changement c’est maintenant alors que le bon sens, c’est quand même se savoir qu’on ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs. La Philia est un prolongement, un regard vers aujourd’hui et demain, qui pose des fondamentaux. Un cap. Un vrai cap s’entend. Le souci est évidemment que chacun les protège, ses oeufs, les couve même, dans une culture du rétroviseur que je ne valide plus. Il est temps de grandir.

«La philia, quel que soit l’équivalent français adopté, c’est la réserve de chaleur humaine, d’affectivité, d’élan et de générosité (au-delà de la froide impartialité et de la stricte justice ou de l’équité) qui nourrit et stimule le compagnonnage humain au sein de la Cité: et cela à travers les fêtes, les plaisirs et les jeux comme à travers les épreuves. La philia, c’est aussi le sentiment désintéressé qui rend possible de concilier, comme le veut Aristote, la propriété privée des biens et l’usage en commun de ses fruits, conformément au proverbe -repris par l’auteur de la Politique à l’appui de sa thèse opposée à celle de Platon- qu’entre amis « tout est commun »». (Jean-Jacques Chevalier, Histoire de la pensée politique, tome 1, Payot, Paris 1979.)


La Philia, vous en saurez plus en suivant ce lien et en lisant ci-dessous un texte que je diffuse à nouveau. Je laisse ici cet extrait, et vous offre de vous y pencher, d’en débattre si vous le voulez.
Je suis un sensible, un émotif, et aussi un lucide, un responsable. Un intuitif aussi et j’ai cette conviction : le moment est venu.
(bonus track en fin d’article : la chanson qui a inspiré ce titre)

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#Chanson – Catherine Watine

J’écoute Catherine Watine. C’est la première fois. J’ai découvert cette chanteuse par je ne sais quels biais numériques et cet après-midi, à l’heure de l’écoute, c’est une belle irruption. Dans mon panthéon. Il est sympa, mon panthéon. Je peux y faire place facilement à qui me touche. A qui m’en bouche un coin. Et pour le coup, ça le fait. Les âmes grises verront la pluie dans les souffrances mélancoliques. D’autres, les âmes bleues, une âme à partager. N’hésitez pas le plongeon.

J’ai acheté hier son album « Phos / A l’oblique ». C’est tout droit. Je l’écoute maintenant. Et ça serre la tripe à mesure que l’on avance dans l’album, comme une plongée. L’artiste est là, omniprésente, nous bascule là-dedans mais le fait joliment. Nous tient la main. J’aime celles et ceux qui nous plongent dans leur univers, qui ne nous y préparent pas, on les rejoint.

Ici, une voix de femme chuchote en permanence des mots Bleu. Les bleus de la vie, pour le dire gentiment. On perçoit que c’est bien sûr plus puissant que cela. Parfois c’est cru. C’est toujours élégant. De belles phrases font penser à la cueillette des mûres sauvages, vous savez, celle si goûtues de fin d’été qui perlent parfois de sang nos doigts aventuriers.
Donc c’est âpre et rugueux, Catherine Watine. Il pleut derrière les murs. La souffrance qui est sienne sait être nôtre et l’on se reconnaît. Evidemment. C’est digne. C’est debout. C’est en face.

Une forme de (fausse) langueur dit les valses à mille temps des sentiments, de l’amour qui sculpte nos existences surtout quand il est absent. Musique(s) au diapason. Parfois très discrète, comme un rimmel, une virgule. Parfois plus prenante, plus têtue, comme un râle qui s’extirpe, bras jaillissant d’un pull dans lequel on est entré sans facilité.

Le grain de voix fait penser à des yeux qui en ont beaucoup vu, trop, mais qui continuent, mieux, qui disent encore.
Catherine Ribeiro ne me semble pas loin. Barbara non plus.  Ce ne pourrait être que pensant. Que pesant. C’est enveloppant. C’est aimant. Nous sommes là, assis sur nos rochers à bascule, regardant l’horizon, ensemble, partageant nos sensations, nos émotions, c’est comme un bonheur de fuir.

Les âmes en peine ont la beauté féroce que la voix, les mots, la musique soulignent de traits cherchant la paix dans le vacarme furax de nos vies qui se font, se défont, s’en vont, s’en reviennent, se souviennent.

Cerise sur le gâteau : une artiste qui met café crème dans une chanson mérite un label Bleu ! Merci m’dame pour ce beau moment, près du feu de cheminée, des éclairages indirects partout dans la maison distillant des lueurs secrètes. C’était une belle invitation. C’en est toujours une.

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Disque disponible sur l’excellente plateforme Bandcamp ici : https://watine.bandcamp.com/album/phos-a-loblique

Retrouvez l’artiste sur les réseaux sociaux : https://www.facebook.com/catherine.watine

Sur internet ici : https://www.watineprod.com/

Le nénuphar

Le pourquoi, bien sûr. Il en grêle. De ces pourquoi sans interrogation. Ils n’appellent pas de réponses. Juste ils reflètent un état d’esprit. Une sortie de parenthèse. Pourquoi ce soir chez ces gens-là. Pourquoi ce partage au-delà des mots avec des regards profonds et l’irrésistible force du toucher. Parce que amour tout simplement, en mesurant parfaitement toute la complexité et tous les chemins et tous les giratoires et toutes les impasses qui ont précédé ce tout simplement.
Une vie s’en est allée dans son sommeil un 22 janvier et le matin suivant, d’autres vies se sont réveillé avec l’impression de se cogner la gueule contre le plafond.
Nous sommes là avec eux ce soir. Cela n’a pas de sens d’une certaine manière, on ne se connait pas tant que ça, pas si bien que cela, mais nous sommes là avec juste l’envie de soutenir de comprendre ensemble et de savoir que l’on ne comprendra de toute façon pas.
On pensera pourquoi. On le dira sans le dire. On y répondra sans y répondre.
Il y a de l’hagard parfois dans nos quotidiens. Des chocs. Un air de chaos, car une vie qui s’en va en entraîne d’autres et chacun fait comme il peut.
Il pleut des larmes y compris celles qui se retiennent.
Et c’est juste cela qui est à vivre. A vivre aussi. Ici. Maintenant. Pendant que les coups de téléphone s’amoncellent et que les pensées se multiplient. Logiques. Irrationnelles. Nombeuses. Absentes.
Une vie qui s’en va dit beaucoup des vies qui restent. Et de la personne qui déjà n’est plus là. Ces vies qui restent étalent leur chagrin a côté de l’absente sans qu’il soit impudique de l’oser, ce chagrin. Au contraire.
Définitivement disons-le : les pourquoi roulent en vagues aux côtés des pourquoi pas. Ça va et ça vient. Ça ne va pas et ça ne vient pas. Tout est dans l’improbable équilibre de ces masses contraires et de ces ressacs.
Une lumière s’est éteinte. Une fleur s’est fanée. Il en va des femmes et des hommes comme des saisons. Et pourquoi les saisons. Pourquoi le vent le sable la forêt le nénuphar. Pourquoi la mer. Pourquoi le fleuve. Pourquoi la rivière.
Parce que la vie. Parce que l’amour. Et c’est à peu près tout.

Le pourquoi demeure, assigné à résidence

J’ai marché dans les rues, les vidées comme les bondées, les illuminées comme les éteintes, n’allant nulle part vraiment, tournant autour du grand sapin et de sa patinoire, autour de la Cathédrale, respirant les effluves de vin chaud et de bretzels/parfois bousculé dans la foule et parfois non. Strasbourg, un jour de décembre. Le marché de Noël bat son plein. Le mystère est entier. Intact. Le pourquoi demeure, assigné à résidence. Je n’y avais pas pensé en venant, en arrivant. J’y pense maintenant. Strasbourg. Décembre. Il y a un an. Le Pourquoi ? C’est celui-ci, naïf, mais pas que : Comment peut-on / venir s’exploser là / et en exploser d’autres ? Que se passe-t-il / dans une tête / sous des cheveux ou un bonnet / pour en arriver à de telles extrêmes ?
J’ai marché dans les rues / décorées / remplies d’enfants, de femmes et d’hommes / de conversations & de sourires / Flotte l’esprit de Noël / Suffisamment pour ne comprendre pas qu’il y ait besoin / pour certains, certaines / de venir endeuiller tout cela / salir / faire terreur.
Je marche dans les rues, je me sens en tension / tendu / à l’affût. Malgré moi. Il me faut de l’envie, et de l’énergie plus que du courage / pour avancer d’un bon pas. L’air est vif. Il ne pleut pas. La nuit arrive vite. C’est encore plus imprécis. La nuit de l’hiver qui tombe et les lueurs de Noël qui sourient, étoiles, boules, sapins, peluches aux façades / presqu’on en oublie les enseignes si communes à toutes nos urbanités.
Je marche dans les rues / l’oeil humide / du froid et pas uniquement.
Je pense à l’effroi, il y a un an, et me retourne sur mes pas, regard braqué devant / vers la paix. L’envie stupide de pardonner / ceux/celles/ qui font cela. Leur dire, attendez, attendez, parlons. C’est dérisoire. Illusoire. La folie est en route. Et puis l’envie, en même temps, de ne pas pardonner pas. Toutes ces victimes, visibles / invisibles. Celles et ceux qui cette année / à Strasbourg / ne sont pas allés.
La paix. Tant de guerres déjà. Et ça continue.
Demeure le pourquoi en bandoulière et mon évidente impossibilité de répondre à la question. A demeure les points d’interrogation(s).

Gambadent les baluchons

Il arrive / Que dans une même journée / Les émotions / Les ressentis et les neurones / étalent le temps comme un beurre moelleux sur la tartine dorée / La pâte s’allonge langoureusement comme sur un canapé et nappe les moindres aspérités/
Ces-jours-là/ L’on se nourrit/ L’on se grimace aussi/ Tout n’est pas aisé/Rien n’est totalement acquis.
Ces jours-là/Par le jeu des moi et des tu / Des je s’esquissent/ Le moi se recule/ Pêle-mêle / Ils se racontent / dans l’ordre croissant / La jeune fille qui arrive / Les moins jeunes et les plus vieux / qui s’installent / hésitent / patinent / patientent / s’agacent/ frétillent / La vieille personne qui s’en va/ Ce monde ils ne connaissent pas/ Ils ne le reconnaissent plus / C’est la même histoire/ Des humanités.
Ce jour-là/ il y a quelque chose de magique / D’unique/ Un instant où se mêlent les fragiles/De chacun/ Ombrelle/Hamac/Bise légère/Parapluie/ Paravent / Gambadent les baluchons / Ils me donnent envie de biser tous ces fronts.
C’est la guerre la vie/ C’est ainsi / Chacun la sienne / Chacun se bat / se débat / Fait au mieux / Souffrances qui se taisent / Pudiques / Ou qui s’affichent / verbales / ou non. Des yeux qui fuient / Des mains qui tremblent / Des ombres de sourires / Des voix qui baissent / D’un ton / D’un bémol.
C’est tous les âges de la vie / Ce jour-là / Comme une frise / Chronologique.
Je suis attendri. Surtout préserver / ne juger pas / ne répondre pas à des questions qui posées ne sont pas / Accueillir au nom du goût de soi/ Du goût des autres/ Humaines et Humains. Même veine / Mêmes peines / mêmes destins.
C’est une simple journée remplie des complexitudes de tous. Les bonnes / et les mauvaises / Comme des nouvelles / Qui s’écrivent / Se dandinent / Des bribes/ Loin des cris/ Des chuchotements, plutôt / Discrets / Des coeurs qui battent.