Ironie identitaire

Disons-le très simplement : je suis un blaireau.
De ceux qui perdent assez facilement leurs affaires, explosent leurs téléphones portables, oublient une veste ici, un sac là.
Sans parler des clés.
Je suis un témoin professionnel de cette fameuse sentence : quand on n’a pas de tête, on a des jambes. Alors je marche. Je fais des tours et des détours. J’avance, je reviens sur mes pas, etc. Je m’inconfore, aussi, dans des positions étranges parfois, à la recherche par exemple de mes papiers d’identité, qui se sont fait la malle je ne sais quand.
Cela faisait un moment qu’il me semblait bien que j’avais paumé ces papelards.
De fréquentes recherches dans mes bagnoles, mes poches de manteaux et autres blousons, sous les coussins des canapés, dans divers lieux y compris des improbables en attestent.
C’est au moment d’aller voter pour le premier tour de l’élection présidentielle que le couperet est tombé. Ma seule preuve désormais de mon identité est… ma carte vitale !
Belle ironie comme je les aime. Ma carte vitale !
Exit en effet le permis de conduire (et bienvenue la crainte d’un contrôle), exit la carte d’identité (mais bordel où est-elle tombée ?), je ne tiens sur le plan civique et réglementaire qu’à ma carte vitale pour prouver qui je suis si on me le demande. Et encore. Ca ne vaut que parce que ma bobine est dessus. A se demander si un jour on ne va pas me ramener à la frontière.

2 réflexions sur “Ironie identitaire

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