Frissons d’avril

On ne parle plus assez d’émotions, de nos jours, comme s’il fallait les planquer sous les masques et les tapis. Et encore moins des belles. Alors quand je me prends quatre belles décharges éclectiques, je ne vais pas me gêner pour partager cela ici et dire merci !

La première c’est un spectacle. Un peu plus qu’un spectacle : la première d’une création. Cheminant vers la salle, je pensais aux artistes, et me demandait dans quel était ils étaient. Puis nous entrâmes dans la salle. Puis le noir se fit, la musique surgit, c’était tendu bordel ! Comme un arc, comme un ciel et c’était beau ! Surtout quand vous connaissez les artistes, et que cela vous tire une larmichette, parce que putain, ils ont bossé, les bougres, et plus que cela. Merci #Fergessen.

La deuxième est une errance fractale, comme dit son autrice. C’est un album. C’est de la musique. C’est une passerelle. C’est un cocon. Un saisissant univers de sons âpres et doux, de mélodies flottantes et ancrées, acérées et lacérées, une respiration aérienne et rude. Tout cela déposé comme un morceau de soie sur le parapet de nos jours, loin, si loin de l’âpreté rugueuse et animale de nos jours bousculés, de notre monde éreinté et éreintant. Merci #Watine.

Le troisième est un bouquin. Un roman. Des tripes à la mode de quand ? Je suis arrivé à la page 127 comme dans un songe, c’est là qu’arrive la dame du titre. Un livre qui me cause forcément : il se passe en Lorraine, dans mes années, et ce n’est pas celui de Nicolas Mathieu, que je n’ai pas encore commencé. C’est Mobylette et ça claque, nom de bois ! J’en ai frissons rien que d’en dire quelques mots. On rit on pleure. L’autodérision peut ressembler à un linceul que l’on soulève pour voir dessous ce que c’est que naître et grandir quelque part. Merci #FrédéricPloussard.

La quatrième et dernier est un message vocal qu’une mienne connaissance m’a transmis ce dimanche. Comme on dépose un cadeau devant la porte. C’est sa parole posée sur des mots, sa voix amie qui confie bien plus que 5’24 d’une lecture d’un texte qu’elle a écrit. Merci.
Frissons ++, respect ++,+, touché ++++.


2 réflexions sur “Frissons d’avril

  1. Merci. Merci pour cette vie, pour ce vivant. Merci pour cette rencontre qui perdure et continue au delà du temps et dans le temps. Merci pour donner à voir et en entendre toute la beauté humaine dont nous avons tous bien besoin pour nous réjouir d’être vivant et si humain.

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