2021. Quelle drôle de nombre pour une année déjà morte avant même d’avoir débuté, digne héritière de sa précédente.
Nette impression que plusieurs années s’y sont en réalité nichées. 2021 année éprouvante. Nous avons tous taffé, chacun dans son coin, autant que faire se peut.
Le mieux possible.
C’est vrai, quoi : rien qu’à prononcer 2021, tu es fatigué.
On a pris triple dose, comme un air de coupe du monde à l’envers, en mode seringue. Et un, et deux, et trois…
2021, se peut-il que tu aies été une année qui sur un scrabble compterait triple ?
Y’avait de l’usure, en tout cas, j’ai trouvé, sur bien des visages et dans plein de regards. Des rides aux commissures, des regards masqués, écarquillés, écartelés, parfois apaisés. Fatigue et nerfs en pelote. L’imparfait est seyant pour une année singulière.
Maintenant que les informations n’en sont plus.  
Maintenant qu’à quel saint on ne sait plus se vouer. Dans le grand magasin des idéologies chacun pioche. Petites pointures.
Maintenant que toute honte est bue sans vergogne puis arrosée à qui pissera le plus loin.
2022 a d’ores et déjà l’air plus nerveux dans sa prononciation.
Au fond, 2021 n’a pas rimé à grand-chose et 2022… ???
Mais ne disions-nous pas déjà cela, après que 2021 ait succédé à 2020 ?
Deux ans qui semblent n’en avoir fait qu’un et mille à la fois, pendule chamboulée, alors que nous nous apprêtons à la troisième dose.
Une autre salve. Ici et là, ça grince. Pauvre escalier social !
Le sale air de la peur n’a pas fière allure alors que le nucléaire va devenir une énergie verte.
Le sale air de la peur comme gouvernail : l’Homme connaît la musique pourtant, mais il a oublié les paroles.
« Que les pauvres soient notre boussole » a écrit une mienne connaissance en guise de vœux.
C’est arrivé sur mon téléphone aujourd’hui.
J’ai aimé les nombreuses lectures possibles car cette connaissance, je subodore qu’elle est bien sûr allée au-delà de la simple apparence de la phrase et de ces quelques mots.
Pensons à tous les pauvres, oui.
Les pauvres de nous.
Les riches si pauvres.
Les pauvres si riches.
Les pauvres cons.
Les pauvres paumés.
Les égarés de tous chemins et de tous pays.
Les moisis et les jouvenceaux.
Bref, moi, toi, nos voisines et nos voisins, nous cousines et nos cousins, nos copines et nos copains.
Tout le monde se cherche une boussole, dirait-on pendant que braillent dans des langues inconnues celles et ceux qui s’évertuent à croire que la leur est la bonne. Pauvres d’eux !
Pour ce qui me concerne, 2022 est arrivé entre trois frontières et une épaisse brume. J’ai trouvé cela fort élégant.
On trouve son chemin quand même.
Le reste on en reparlera.

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