Premier soir : des chants d’oiseaux. De la terre et du soleil. Une scène et des gradins. Emily au cœur de tout cela. A fleur de peau. Minée en plus : un des musiciens dans le doute s’est abstenu. Covid.
Deuxième soir : n’a manqué que le feu de bois. Il y avait tout le reste dans cette belle salle de spectacle près de Strasbourg. Des mains chaudes et des guitares. Des voix et un accordéon pour célébrer plus que le métissage. Titi en « cerveau » de tout cela. A fleur de peau.
Troisième soir : Des masques et des regards, une salle des fêtes où se comptent et se recomptent les enveloppes et les bulletins, avant que le résultat ne tombe. Une modeste élection dans un village.
Rien ne lie de prime abord ces moments disparates et éclatés dans le temps. Pourtant beaucoup les relie.
Il est des étoiles qui flottent dans les ciels de chacune et de chacun et certains soirs, elles irriguent, d’autres, elles s’étiolent. Certains soirs c’est bonheur. D’autres c’est tristesse.
Si la démocratie était un ciel étoilé, j’y verrais des lueurs qui s’éteignent et donnent l’impression de n’en finir pas de s’éteindre.
Cette « modeste » élection a tellement ressemblé, en fait, ce que l’on voit à d’autres échelles. A ce qui se prépare et se poursuit dans notre pays. Le pays des petits hommes.
Heureusement, dans cette démocratie qui décidément se « joue » de moins en moins dans les urnes mais toujours en terme de voix, d’autres lueurs éclairent d’un tout autre éclat !
Premier soir : Emily nous a dit comme elle souffrait de ce monde et comme malgré elle bataillait pour que du soleil en émerge. Ecoutez Ycare, son dernier album, que perso, j’écris avec Y.
Deuxième soir : Titi avec ses doigts de fée qui ressemblent à un ruisseau nous a dit la main tendue et les regards appuyés que quand les peuples se parlent et s’aiment, on est invulnérable ou presque, quelles que soient les rives où l’on s’attache.
Troisième soir : les regards des « battus » du soir avaient de cette lueur d’une Emily, d’un Titi, de leurs musiciens, de spectateurs conquis. Vous savez, cette lueur qui brille par-delà les subterfuges et les apparences. Cette lueur qui laisse couler la larme pour embrasser le bleu.
J’ai mal à ma démocratie et à la fois bien sûr j’en respecte le verdict, une fois encore. Il y a eu vote. Il y a eu résultats. Mais comme certains autres soirs électoraux, je me dis, dommage, dommage, y’a que des perdants.
Mais il y a des Emily et des Titi, ds anonymes et des engagés, qui viennent heureusement rappeler que oui. Pour, c’est mieux que contre.

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