Oradour-sur-Glas et papier de seigle

Deux lieux mêlés. Qui disent le temps qui est passé. Qui ici s’est arrêté sous les bombes : Oradour-sur-Glane est devenue Oradour-sur-Glas. Village fracassé laissé tel quel quand la guerre 39-45 s’en est allée. Un peu plus loin, dans le Périgord Vert, la Papeterie de Vaux. Guerre économique cette fois. Une forge recyclée dans la fabrication de papier à partir de seigle. Idée de précurseur, à l’époque. Devenue écomusée. Dans les deux cas, je m’immerge. Je me tais. Je ressens. Y compris ce qui manque. Le bruit, les odeurs. Luxe de touriste. Le silence s’est installé. Ici des milliers de personnes chaque année qui foulent ces lieux. Là l’eau qui continue de faire tourner les deux roues séculaires. Un grincement. Folie et génie technique des Hommes. Et le passé, qui poursuit inlassablement son flux. Parfois encombrant.

[ORADOUR SUR GLANE]

[PAPETERIES DE VAUX]


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