Je suis allé dans la maison morte et à ma grande surprise, elle qui n’a pas été visitée depuis le début du confinement, elle qui vidée de ses âmes depuis décembre et de ses meubles depuis févier, j’ai surtout rapporté… des fleurs. De celles qui poussent en l’absence de leurs occupants. Comme un sourire, un hommage, quelque chose de ce goût-là.

Dedans, ça et là, des guêpes qui ont visiblement choisi le suicide contre des vitres pour en finir, et la vague impression que depuis, les souris dansent probablement la samba hors de toutes tapettes dans le grenier.

Pendant que dehors, ça foisonne. L’herbe est comme une marée verte qui a pris ses aises. Des fleurs de saison disent la proximité du mois de mai, la beauté des souvenirs à venir, ancrés dans cette terre rendue généreuse par la pluie de ces derniers jours. Avec, indomptables complices, la tristesse, le chagrin, la mémoire des combats d’hier et l’horizon des dates anniversaires. Mais chaque chose en son temps, n’est-ce pas ? Ca sentait bon le lilas et le muguet dans la maison comme éclairée de dehors par ces bougies végétales.

Un commentaire

  1. Pigraï dit :

    Merci de vous être abonné et bienvenu. Je reviendrais vers votre blog bientôt. Alan

    J’aime

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