Dans la Vallée, acte 3 / La lune est bleue

Troisième et dernière étape de mon festival c’est dans la vallée avec le concert de clôture. Au menu La bande à Rodolphe Burger + Bertrand Belin + l’instant Mahut. Chaud dedans.

Dimanche 6 octobre. C’est retour à Sainte-Marie-aux-Mines, cette fois en sifflotant Le Minimum, #Higelin dans le texte et le tempo, si délicieusement interprété la veille par #BeauCatcheur. Au menu de ce dimanche ultime, rien de moins que le concert de clôture.
En guest star, Bertrand Belin, que je connais trop peu pour l’avoir laissé, inadvertance, à son Hypernuit.
Ca gueulera fort dans la salle « Bertrand on t’aime ! » ce qui dit plutôt pas mal la cote dont jouit l’homme qui trace son sillon et arrive sur la grande scène de Sainte-Marie en mode discret, pudique ?, pour peu à peu prendre place et aise dans la Burger’s compagnie.
En ce dimanche, il flotte un bel univers entre tous les univers qui se frottent, les nôtres y compris.
Avec ses faux airs vocaux de Yves Montand parfois, Bertrand Belin participe de l’âme qui s’épanouit dans ce coin des mines où l’automne s’est installé. Le gros son en impose et l’on s’est installé dans une belle apesanteur, voix graves et mots hirsutes. Poésies rugueuses.
Et puis revoilà Eric Truffaz. Qui dégaine sa trompette. Comme on monte en puissance. De fait, ça intense et doit le sentir le « chauve du fond » car voilà que déboule sans crier gare ce que l’on peut appeler « L’instant Mahut« , comme la veille il y eut « L’instant Izia« .
Philippe Mahut. Percussioniste. Vieux complice de #Higelin. Un monsieur dans la chanson française et au-delà qui a bossé avec #Lavilliers et #PeterGabriel ou encore #StephanEicher.
En tout cas, le voilà qui se met à vocaliser dans son coin, là-bas, au fond à droite de la scène, lui le discret qui bazarde des petits sons à tout va, tout en écoute, et qui soudain prend la lumière et canibalise le concert, pendant que un à un les musiciens viennent s’agenouiller à ses pieds, sourire bandoulière, avec quelque chose de la révérence tacite dans ce genou posé au sol sans que ne cessent de tanguer les guitares. Bref, le Mahut y va de son grain de folie, et comme la veille Izia, ça bazarde cul par-dessus tête la soirée, une bonne dernière fois, dans une connivence sur scène qui dégouline dans la salle et s’en retourne en vague vers la scène. La lune est bleue, définitivement. Les sourires diront le reste. Il est temps alors pour la vallée dans la nuit tombée de ce dimanche de refermer ses sapins.
Vivement la suite. Si ce n’est pas trop demander 😉
Bises et merci en tout cas.
PS : N’oublions pas dans toutes ces émotions de citer les deux premières parties, deux univers assez épatants et singuliers : #Heimat, qui se produisait samedi et #Sourdure, qui offrait son folk occitant 2.0 en apéro dimanche à l’heure du thé. De jolies perles d’autres vallées venues.

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