C’était ça, le cap

Rendez-vous pris. Rendez-vous raté. Les promesses devraient n’engager que ceux qui les font, nous savons qu’aujourd’hui, elles n’engagent que ceux qui les croient.
Ce jeudi 25 avril, à l’heure des embouteillages ou du thé, le rendez-vous a a de nouveau pris les accents d’une salle de classe où l’on nous donnerait un cours. Décidément, chez ces gens-là, on n’est jamais vraiment parti de l’école. On reste en glace. Dans le rôle du prof, le Président. Dans celui des élèves sages, les médias. Devant, des ministres dont la caméra est briefée pour ne saisir aucune réaction. Ils sont donc tous restés dans leur remugle habituel. On a habillé de quatre pans le catalogue censé calmer les foules, mis des grands mots dessus, de beaux mots parfois, pensé à tout le monde, penser à récupérer chacun surtout, comme on plonge une épuisette dans l’amer, pour ferrer le poisson. Je pense qu’au final, ne se parlant qu’à eux-mêmes, ils n’ont parlé à personne. L’audimat a sûrement été excellent.

A qui vert gagne, la France aurait pu effectivement changer de logiciel est enfin penser autrement à ses extrêmes. Les jeunes et les vieux. Entre autres. Car dans l’élan, les autres, ceux du milieu, auraient été les pierres angulaires d’un vrai cap. Mais avec ces « dirigeants-là », dans le brouhaha permanent et ambiant de la multitude des intérêts particuliers, et avec ces échéances-là, électorales bien sûr, ce n’est visiblement pas possible.
Dommage.

Rendez-vous pris. Rendez-vous raté. Pas de déception chez moi. Je sais cultiver l’espoir. Les promesses devraient n’engager que ceux qui le font, nous savons qu’aujourd’hui, elles n’engagent que ceux qui les croient.
Ce jeudi 25 avril, à l’heure des embouteillages ou du thé, le rendez-vous a a de nouveau pris les accents d’une salle de classe où l’on nous donnerait un cours. Fût-il long. Décidément, chez ces gens-là, on n’est jamais vraiment parti de l’école. On reste en glace. Dans le rôle du prof, le Président. Dans celui des élèves sages, les médias. Devant, des ministres dont la caméra est briefée pour ne saisir aucune réaction.
Ils sont donc tous restés dans leur remugle habituel.
On a habillé de quatre pans le catalogue censé calmer les foules, mis des grands mots dessus, de beaux mots parfois, pensé à tout le monde, penser à récupérer chacun surtout, comme on plonge une épuisette dans l’amer, pour ferrer le poisson. Je pense qu’au final, ne se parlant qu’à eux-mêmes, ils n’ont parlé à personne. L’audimat a sûrement été excellent.
J’ai écouté et regardé attentivement la conférence de presse de #Macron.
Je m’en fichais comme d’une guigne de l’amende honorable, le sujet n’était pas le président, je pensais à mes gars, à mes parents vieillissants, à nos générations de quadra, de quinqua, de sexa, aux enfants à venir, à l’état de la planète, aux grands enjeux de ce monde, aux grands défis de ce pays.
Avec Macron, c’est toujours assez épatant comme il finit toujours à certains moments par dire des choses justes et vraies. Une partie de l’analyse est bien sentie. Intelligente. Brillante, parfois. Mais avec Macron, et quoi qu’il en dise, comme ce fut le cas de ses prédécesseurs, hop, à un moment, ça fait le coup du chat et ça retombe sur ses pattes. Ils friment. Ils n’ont pas de marges de manœuvres.
Faute de recettes, dans tous les sens du terme.
Faute de lunettes qui voient plus loin que le nez et le nombril.
Faute d’un autre logiciel que l’économie, l’économie, l’économie. Le travail, le travail, le travail. Le pouvoir d’achat, le pouvoir d’achat, le pouvoir d’achat. Les baisses d’impôts, les baisses d’impôts, les baisses d’impôts.
On (ne) connaît (que trop) la chanson.
Il a vu juste, pourtant, mister président.
Le faire lien ensemble, l’humain, la bienveillance, la bientraitance, la responsabilité, les droits et les devoirs, le « modèle français » si décrié, toujours vanté, régulièrement nivelé par le bas, toujours mis en avant quand il s’agit d’essayer une sortie de crise. La corde qui relie les femmes et les hommes. La corde qui se tend. La corde qui pend. Ce n’est pas une corde qu’il faut. C’est une route. Un chemin. Un boulevard.
Les mots psy, même, se sont invités dans le discours. Schizophrénie, injonctions paradoxales, résilience…
Oui, des choses ont été vues, comprises, entendues.
Mais ça sera pour une autre fois…
Mon intime conviction est que l’écologie, au sens noble du terme, et la solidarité, itou, sont non les portes de sortie par le haut, dignes et durables d’un pays en crise d’identité mais les portes d’entrées pour faire société ensemble, se retrouver autour de biens communs, d’intérêts généraux.
Cela concerne tout le monde, impacte chacun, impacte tout le monde et concerne chacun. Cela se fait à toutes les échelles.
Le chantier est immense ? Retroussons nos manches. Je pense, et je vois autour de moi, que les gens sont nombreux a avoir envie de s’y engouffrer.
L’un des mots clés est là : envie. Désir.
Mais confisquées, l’écologie et la solidarité ne sont ici posées qu’en terme d’opportunités économiques (le vert crée de l’emploi, la solidarité aussi), puis de coûts, et hop, les voilà reléguées au seul rang d’outils économiques. Et l’on en revient à la litanie qui nous enlise depuis trente ou quarante ans.
Dans son discours, puis dans ses réponses, deux petites lettres ont tout dit.
R et E.
Refaire, reprendre, redonner, reconquérir j’en passe et es meilleures.
On ne créé rien la gueule dans le passé. C’est bien de savoir d’où l’on vient ? Alors reprenons de là où c’est parti : le fameux pacte Républicain d’après 1945. La création de la sécu, de la retraite, des services publics puissants lorsque c’est l’intérêt général qui en jeu, des grands projets pour les Français…
Mettons tout cela à jour. Auscultons l’avenir. Regardons devant. Faisons ce qui nous semble relever de l’élémentaire politesse : celle à l’avenir.
Je suis patient. Déterminé. ET vous ?

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